Hypnose thérapeutique niveau 2 : les vingt-huit heures qui suivent les fondamentaux
Dernière mise à jour : 12 oct.

Sommaire
Introduction
Le premier niveau en hypnose installe les fondamentaux : comprendre la transe, conduire une induction, tenir un cadre lisible. Vient ensuite une question plus exigeante, celle de l'accompagnement de demandes lourdes, répétées, parfois anciennes. C'est tout l'objet du second cycle proposé par l'AFPRA, quatre jours consacrés à l'hypnose thérapeutique.
Cette étape ne s'improvise pas et ne se contourne pas : elle suppose le niveau 1 suivi et validé. Le parcours se lit en deux temps bien distincts, et le second s'appuie entièrement sur les gestes acquis au premier. Le programme détaillé du niveau 2 en hypnose thérapeutique précise ce que couvrent ces vingt-huit heures.
Cet article décrit ce que le second niveau ajoute concrètement : les thématiques abordées, la pratique en binôme, les modalités d'évaluation et les limites que la déontologie impose. Il s'en tient aux éléments stables du programme, le calendrier des prochaines sessions étant publié sur la page de la formation. Les modalités de prise en charge s'examinent au cas par cas, devis et financement personnalisé sur demande.
Animé en petits groupes de huit stagiaires au maximum, ce cycle reste intégralement à distance, conduit en direct sur Zoom et sans replay disponible. Ce choix pèse sur l'engagement demandé aux stagiaires, mais il reste cohérent avec une matière qui s'apprend en la pratiquant. Un enregistrement différé ne permettrait ni la correction immédiate ni le travail en binôme.
Quatre jours, vingt-huit heures : le périmètre du niveau 2
Le second cycle se déroule sur quatre jours, soit vingt-huit heures de formation, en groupe et à distance, au sein d'un organisme certifié Qualiopi. La durée n'est pas un détail d'organisation : elle conditionne le nombre de passages en binôme que chaque stagiaire peut réellement effectuer. Deux jours suffisent à installer une induction, quatre permettent d'aborder des demandes variées sans en survoler aucune.
Le contenu théorique s'organise autour de situations rencontrées en cabinet : les cinq grandes peurs, les troubles du sommeil, les douleurs chroniques, le burnout, les phobies, l'anxiété, les traumas et les troubles du comportement. Ce que l'on désigne par hypnothérapie recouvre précisément cet usage accompagnant de la transe. Chacune de ces entrées appelle une conduite de séance différente.
La formatrice, Alice Bergeret, est Maître Praticienne certifiée par la Fédération Française d'Hypnose, coach et fondatrice d'Hypnose 2.0. Elle anime les deux niveaux, ce qui donne au parcours une continuité pédagogique rare. Les stagiaires retrouvent le même vocabulaire, les mêmes repères de cadre et la même exigence sur la posture.
Pourquoi le niveau 1 reste un prérequis non négociable
L'accès au second cycle suppose d'avoir suivi le niveau 1 et ses fondamentaux. Cette condition n'a rien d'administratif : elle protège à la fois le stagiaire et les personnes qu'il accompagnera. On n'aborde pas une phobie ancienne avec une induction mal assurée.
Le niveau 1, intitulé Technicien en Hypnose, couvre en quatorze heures l'histoire et les mythes de l'hypnose, la lecture qu'en proposent les neurosciences, les types d'hypnose, le pretalk et l'anamnèse, les inductions, les niveaux de transe et les suggestions directes et indirectes. Il aborde également la loi, la déontologie et l'éthique, puis la stabilisation de l'émotion et la sécurisation de l'objectif. Le détail du programme figure sur la page de notre formation hypnose niveau 1 certifiante.
Présenter le second niveau comme accessible directement serait une erreur de méthode, et l'organisme ne le propose pas ainsi. Un stagiaire qui n'a pas encore automatisé l'induction consacre son attention à sa propre technique plutôt qu'à la personne en face de lui. C'est exactement ce que le premier cycle a pour fonction de libérer.
Ce que les quatorze premières heures ont installé
À l'issue du niveau 1, le stagiaire sait expliquer l'hypnose et ses applications, différencier les approches ericksonienne et humaniste, utiliser des inductions et des suggestions, pratiquer l'auto-hypnose et respecter un cadre éthique. Ces capacités constituent le socle technique du second cycle. Elles ne sont pas réexpliquées au niveau 2, elles y sont mobilisées.
Cette articulation évite la redondance et libère du temps pour la pratique. Les quatre jours du second niveau comportent davantage de passages en binôme que d'exposés théoriques, et l'écart se mesure dès la première demi-journée.
Les cinq grandes peurs comme fil conducteur
Le programme théorique du niveau 2 s'ouvre sur les cinq grandes peurs, une grille de lecture qui structure ensuite l'ensemble du cycle. L'intérêt de cette entrée est pratique : derrière une demande formulée en termes de symptôme se tient souvent une peur plus fondamentale. Le praticien qui la repère cesse de courir après le symptôme.
Une insomnie peut recouvrir une peur de perdre le contrôle, une gêne sociale une peur du jugement, une conduite alimentaire une peur du manque. Ces hypothèses ne se devinent pas, elles se vérifient dans l'échange. L'anamnèse sert précisément à les rendre explicites et discutables.
Cette lecture rapproche l'hypnose des approches orientées solution, où l'on s'intéresse moins à l'origine du problème qu'à ce qui l'entretient. Elle rejoint aussi la logique de l'hypothèse de travail formulée puis révisée au fil des séances. Un praticien formé garde cette hypothèse révisable jusqu'au bout.
Nommer la peur avant de choisir l'outil
L'ordre compte : identifier la peur en jeu, puis choisir l'induction et le type de suggestion. L'inverse conduit à appliquer un outil séduisant mais hors sujet. Les stagiaires s'y entraînent sur des demandes volontairement ambiguës.
Cette discipline évite aussi les promesses hâtives. Un praticien qui a nommé la peur sous-jacente formule un objectif réaliste et vérifiable, plutôt qu'une disparition annoncée du symptôme.
Sommeil, douleurs chroniques et burnout : accompagner sans promettre
Trois thématiques occupent une place importante dans le second cycle : les troubles du sommeil, les douleurs chroniques et le burnout. Elles ont en commun d'arriver souvent après un parcours médical déjà engagé. L'hypnose y intervient en complément, jamais en substitution.
Pour le sommeil, le travail porte sur les conditions de l'endormissement, la relation du sujet à son propre repos et les anticipations qui l'alimentent. Pour la douleur chronique, il s'agit d'accompagner la relation à la sensation, avec une prudence redoublée sur le vocabulaire employé en séance. Aucun praticien formé ne promet la disparition d'une douleur.
Le burnout appelle une autre vigilance, celle de l'orientation. Un épuisement professionnel installé relève d'un accompagnement pluriel où le médecin du travail et le médecin traitant ont toute leur place. Savoir orienter fait partie des compétences attendues d'un praticien.
La frontière avec le soin médical
La déontologie, abordée dès le niveau 1, trace une ligne nette : l'hypnose accompagne, outille et aide à mieux comprendre, mais ne se substitue à aucun suivi médical. Cette ligne protège la personne accompagnée autant que la responsabilité du praticien. Elle s'énonce explicitement en séance, pas seulement dans une plaquette.
En pratique, cela implique de poser la question du suivi en cours dès l'anamnèse. Un praticien qui ignore qu'une douleur est explorée médicalement travaille sans une information essentielle, et la question se pose simplement, sans dramatiser.
Phobies, anxiété et traumas : la prudence comme méthode
Les phobies, l'anxiété et les traumas constituent le versant le plus délicat du programme. Ces demandes exposent à une réactivation émotionnelle que le praticien doit savoir contenir. D'où l'ordre pédagogique retenu tout au long du cycle : stabiliser avant d'explorer.
Le niveau 2 insiste sur l'accueil et la stabilisation avant toute approche d'un contenu douloureux. Cette séquence rappelle celle que l'on retrouve dans notre programme EMDR, où la phase de stabilisation précède systématiquement le travail sur les cibles. Les deux approches ne se confondent pas mais partagent une même exigence de sécurité.
Un trauma complexe, ancien ou multiple, dépasse le périmètre d'un praticien formé en vingt-huit heures. Le reconnaître n'est pas un aveu de faiblesse, c'est une lecture juste de son propre cadre. La supervision reste le lieu de cette discussion.
Le vocabulaire qui engage le praticien
Certains verbes engagent une promesse que la formation interdit, ceux qui annoncent la disparition d'un symptôme ou une prise en charge médicale. Le registre retenu est celui de l'accompagnement, de l'outillage et de la compréhension. Cette rigueur de langage se travaille comme une technique.
Elle a une conséquence directe sur la relation. Une personne à qui l'on n'a rien promis reste actrice de son propre changement, ce qui est précisément la condition d'un travail hypnotique utile.
Troubles du comportement : tabagisme, alcool, conduites alimentaires
Le programme aborde également les troubles du comportement, en citant le tabagisme, l'alcool et les troubles du comportement alimentaire. Ce sont des demandes fréquentes, souvent formulées avec une attente de résultat rapide. Le premier travail consiste à ramener la demande à sa réalité.
La formation outille le praticien pour accueillir ces demandes, repérer ce qu'elles recouvrent et construire un accompagnement sur plusieurs séances. Elle ne lui donne aucun protocole miracle, et c'est heureux : une conduite installée ne cède pas à une suggestion isolée.
Là encore, l'articulation avec d'autres professionnels compte beaucoup. Un trouble du comportement alimentaire sévère appelle un suivi spécialisé auquel l'hypnose peut s'ajouter sans jamais en tenir lieu. Cette articulation s'apprend aussi en formation, par l'étude de situations concrètes.
La pratique en binôme : accueil, anamnèse, stabilisation
La partie pratique du niveau 2 se déroule en binôme, à distance, sous le regard de la formatrice. Elle couvre l'accueil, l'anamnèse, la stabilisation, l'ancrage d'états stables et les tests de ressentis. Chaque stagiaire occupe alternativement la place du praticien puis celle du sujet accompagné.
Cette alternance est formatrice bien au-delà de la technique. Éprouver une induction maladroite depuis la place du sujet enseigne davantage qu'une correction verbale. Les stagiaires y découvrent souvent ce que leur voix produit réellement.
Le format distanciel impose ses propres exigences : cadrage, qualité sonore, gestion des silences, vérification régulière du contact. Ces contraintes recoupent celles décrites à propos de la posture non directive en relation d'aide, où l'écran retire une partie des signaux habituels. Le travail en visioconférence se prépare plus qu'il ne s'improvise.
L'ancrage d'états stables et les tests de ressentis
L'ancrage d'états ressources, déjà abordé au niveau 1, prend au second cycle une dimension plus exigeante. Il ne s'agit plus seulement d'installer un état agréable, mais de disposer d'un point de retour fiable avant d'approcher un contenu difficile. Le test de ressenti sert à vérifier que cet ancrage tient.
Cette vérification évite de poursuivre sur un terrain instable. Un praticien qui teste son ancrage avant d'avancer réduit nettement le risque de débordement émotionnel en séance.
Évaluation, certificat et place du niveau 2 dans un parcours
L'évaluation du second cycle repose sur un QCM en ligne validé à 60 %, complété par la pratique conduite pendant la formation. Le stagiaire reçoit ensuite un certificat d'acquisition des connaissances. Ce document atteste un parcours suivi et évalué, et non une autorisation d'exercice.
La distinction mérite d'être posée clairement auprès des futurs stagiaires. Aucune formation en hypnose ne délivre un titre protégé, et l'organisme n'en promet pas davantage. Ce que le certificat apporte, c'est une traçabilité vérifiable auprès des financeurs comme des clients.
Dans un parcours plus large, le niveau 2 se combine volontiers avec d'autres approches. Les stagiaires venus de notre formation en relation d'aide y trouvent un prolongement technique, tandis que ceux issus de la thérapie brève y reconnaissent une même économie de moyens. Le second cycle en hypnose thérapeutique garde dans tous les cas son prérequis.
Public, modalités d'accès et accessibilité
Le public visé est le même qu'au niveau 1 : professionnels de la relation d'aide, coachs, sophrologues, thérapeutes, enseignants, infirmiers, travailleurs sociaux et personnes en reconversion. Les modalités d'accès tiennent en trois éléments, un ordinateur ou une tablette, une connexion internet et une adresse électronique.
La formation est accessible aux personnes en situation de handicap, avec sous-titrage ou lecture audio sur l'équipement personnel du stagiaire, celui-ci n'étant pas fourni. Les dispositifs mobilisables, FIF-PL, OPCO, France Travail, employeur ou fonds personnels, s'étudient au cas par cas sur demande.
Tableau : ce que le niveau 2 ajoute au niveau 1
Le tableau ci-dessous situe les deux cycles l'un par rapport à l'autre, sans les opposer. Il rend visible ce que le second ajoute plutôt que ce qu'il remplacerait.
Critère | Niveau 1 — Technicien | Niveau 2 — Hypnose thérapeutique |
Durée | 2 jours, 14 heures | 4 jours, 28 heures |
Prérequis | Entretien téléphonique préalable | Niveau 1 suivi et validé |
Visée | Fondamentaux, cadre et posture | Demandes cliniques variées |
Thématiques | Inductions, transe, suggestions | Sommeil, douleurs, burnout, phobies |
Pratique en binôme | Structure de séance complète | Stabilisation et ancrages stables |
Évaluation | QCM en ligne validé à 60 % | QCM en ligne validé à 60 % |
Format | Zoom en direct, sans replay | Zoom en direct, sans replay |
Témoignage : une infirmière libérale et une demande de sommeil
Une infirmière libérale, installée depuis une dizaine d'années, raconte son passage au second niveau. « J'avais déjà pratiqué quelques inductions après le niveau 1, surtout sur de l'anxiété légère. Une patiente m'a demandé de l'aider sur son sommeil, et j'ai compris que je n'avais aucune méthode d'entrée. »
« Les quatre jours m'ont donné une structure : accueillir, prendre le temps de l'anamnèse, stabiliser, et seulement ensuite proposer. Avant, je passais à l'induction au bout de dix minutes. » Ce déplacement du rythme revient souvent dans les retours de stagiaires, bien plus que l'acquisition d'une technique nouvelle.
« Le plus utile a été d'éprouver la place du sujet en binôme : on comprend très vite pourquoi une consigne trop rapide ne passe pas. » Le témoignage est rapporté de façon anonyme à la demande de l'intéressée, qui exerce dans une petite ville de province.
Questions fréquentes sur la formation hypnose thérapeutique
Peut-on s'inscrire au niveau 2 sans avoir suivi le niveau 1 ?
Non, le niveau 1 et ses fondamentaux constituent un prérequis explicite du second cycle. Cette condition tient à la nature du programme, qui mobilise les inductions et la conduite de séance sans les réenseigner. Un stagiaire sans ce socle se trouverait rapidement en difficulté.
Combien de temps dure la formation hypnose thérapeutique ?
Le second cycle représente quatre jours de formation, soit vingt-huit heures, en groupe et à distance via Zoom. L'animation se fait en direct et aucun replay n'est proposé. Le calendrier des prochaines sessions est publié sur la page de la formation.
La formation permet-elle d'intervenir sur les phobies ou l'insomnie ?
Elle outille le praticien pour accompagner des personnes confrontées à ces difficultés, dans un cadre clair et sans promesse de résultat. Elle ne confère aucune compétence de soin médical et ne remplace pas un suivi existant. L'orientation vers un professionnel de santé fait partie du cadre enseigné.
Comment se déroule l'évaluation du second cycle ?
L'évaluation combine la pratique conduite pendant les quatre jours et un QCM en ligne validé à 60 %. Un certificat d'acquisition des connaissances est délivré ensuite. Ce certificat atteste un parcours suivi et évalué, sans valoir titre protégé.
Quels dispositifs de financement peut-on mobiliser ?
Plusieurs dispositifs de prise en charge existent selon la situation : FIF-PL, OPCO, France Travail, prise en charge par l'employeur ou fonds personnels. Chaque dossier s'examine séparément, car les conditions varient selon le statut. Devis et financement personnalisé sur demande.
La formation est-elle accessible en situation de handicap ?
Oui, l'accessibilité est prévue par sous-titrage ou lecture audio sur l'équipement personnel du stagiaire, qui n'est pas fourni par l'organisme. Les besoins particuliers se signalent en amont de l'inscription, afin d'adapter les modalités. L'équipe en discute directement avec chaque stagiaire.
Conclusion
Le niveau 2 en hypnose n'est pas un approfondissement cosmétique du premier cycle. Il déplace le praticien d'une logique de technique vers une logique de conduite d'accompagnement, où l'ordre des étapes compte autant que les outils mobilisés. Vingt-huit heures ne font pas un clinicien, elles installent une méthode et des limites claires.
Pour un professionnel de l'accompagnement déjà installé, ce cycle offre un prolongement cohérent, à condition d'avoir validé les fondamentaux. Le petit groupe de huit stagiaires et l'animation en direct supposent une présence réelle, ce que la matière justifie amplement.
La suite dépend du projet de chacun et du public que l'on accompagne déjà. L'étape suivante consiste à examiner le programme détaillé du cycle visé, puis à échanger avec l'organisme sur le parcours adapté. Vous pouvez aussi situer ce cycle parmi les autres en parcourant le catalogue Qualiopi complet.
Formez-vous à l'hypnose thérapeutique avec l'AFPRA, en ligne et en petit groupe de huit stagiaires. Consultez le catalogue des formations et demandez un devis personnalisé.




