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Formation EMDR certifiée Qualiopi : accompagner le psychotraumatisme en ligne

  • il y a 3 jours
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Formation EMDR certifiée Qualiopi : accompagner le psychotraumatisme en ligne

Sommaire



Introduction


Un souvenir qui revient sans prévenir, un corps qui se met en alerte pour un bruit anodin, une phrase qui déclenche une réaction hors de proportion : les professionnels de l'accompagnement rencontrent ces situations bien avant de savoir les nommer. Elles relèvent souvent d'une mémoire traumatique non intégrée, c'est-à-dire d'un vécu resté stocké sous une forme brute, sensorielle, que le psychisme n'a jamais pu ranger avec le reste de l'histoire de la personne.


L'EMDR s'adresse précisément à ce type de matériel. Sa promesse n'est pas d'effacer un événement, mais de permettre au cerveau de le retraiter jusqu'à ce qu'il perde sa charge d'urgence. Encore faut-il savoir quand cette approche est indiquée, comment préparer une personne à la recevoir, et à quel moment s'abstenir. C'est tout l'objet d'une formation sérieuse.


AFPRA, organisme certifié Qualiopi dirigé par Laurence Celdran, propose une formation praticien en EMDR entièrement à distance. Le format retenu, en classes virtuelles synchrones et en groupes de huit stagiaires au maximum, existe pour une raison simple : la clinique du psychotraumatisme ne s'apprend pas en amphithéâtre, elle s'apprend en pratiquant sous le regard d'un formateur disponible.


Cet article détaille ce que recouvre l'accompagnement du psychotraumatisme, comment la formation y prépare, et quelles compétences le praticien doit avoir stabilisées avant de recevoir une personne dont l'histoire comporte des zones encore vives. Il complète notre précédent article consacré aux étapes de financement d'une reconversion vers le métier de thérapeute.


Ce que recouvre le psychotraumatisme en clinique


Le terme de traumatisme circule largement, souvent avec un flou qui dessert les personnes concernées. En clinique, il désigne l'effraction d'un événement qui a dépassé les capacités d'intégration du sujet au moment où il s'est produit. Ce n'est donc pas l'événement lui-même qui définit le trauma, mais l'écart entre l'intensité vécue et les ressources disponibles pour y faire face.


Cette distinction change tout pour le praticien. Deux personnes exposées au même accident peuvent présenter des tableaux radicalement différents, l'une reprenant le cours de sa vie en quelques semaines, l'autre installant des reviviscences durables. Le travail d'évaluation consiste à comprendre ce qui, chez cette personne précise, a fait obstacle à l'intégration naturelle du souvenir.


Trauma unique et trauma complexe


Le trauma dit simple renvoie à un événement identifiable et circonscrit : une agression, un accident, une annonce médicale brutale. Le trauma complexe, lui, se construit dans la répétition et souvent dans un lien d'attachement, ce qui abîme la relation à soi autant que la mémoire d'un fait. Les deux configurations n'appellent ni le même rythme ni la même profondeur de préparation.


Confondre les deux expose à un risque réel de débordement. Une personne dont l'histoire comporte des atteintes précoces et répétées a besoin d'un temps de stabilisation nettement plus long avant tout travail de retraitement. La formation insiste sur ce repérage dès les premiers modules, parce qu'il oriente l'ensemble du plan de traitement.


Une lecture générale de l'approche est disponible sur la fiche encyclopédique consacrée à l'EMDR, utile pour situer son histoire et son cadre de validation scientifique. Elle ne remplace évidemment pas un apprentissage supervisé, mais elle donne un premier repère aux professionnels qui découvrent la méthode.


Pourquoi l'EMDR travaille sur la mémoire


L'hypothèse de travail de l'EMDR repose sur l'idée d'un système naturel de traitement de l'information, temporairement bloqué par l'intensité de l'événement. Le souvenir reste alors stocké avec ses composantes sensorielles, émotionnelles et corporelles intactes, comme s'il n'avait pas été daté. C'est ce qui explique qu'il se réactive au présent, avec la même charge qu'au premier jour.


Les stimulations bilatérales alternées visent à relancer ce traitement. Pendant les séries, la personne garde un pied dans le souvenir et un pied dans la sécurité du cabinet, ce que la littérature nomme la double attention. Le praticien n'interprète pas, ne rassure pas prématurément : il accompagne le mouvement associatif et laisse le matériel se réorganiser.


Ce que le praticien observe pendant les séries


Le retraitement se lit dans des indices concrets : un changement de respiration, l'apparition d'une image inattendue, un souvenir plus ancien qui remonte, une émotion qui se transforme. Le praticien note ces déplacements et décide, série après série, s'il poursuit ou s'il ralentit. Cette lecture fine est l'une des compétences les plus longues à acquérir.


L'erreur classique du débutant


Le réflexe le plus fréquent chez un praticien en formation consiste à intervenir dès que l'émotion monte, par souci de protéger. Or une interruption prématurée fige le processus au pire moment, laissant la personne avec un matériel ouvert et non refermé. Apprendre à tolérer l'inconfort sans le combler fait partie intégrante du travail de posture.


Repérer avant de traiter : l'évaluation initiale


Aucune séance de retraitement ne se justifie tant que l'évaluation n'est pas posée. Celle-ci reconstitue l'histoire de la personne, les événements marquants, les ressources encore disponibles et les points de fragilité actuels. Elle identifie aussi la demande implicite derrière la demande explicite, souvent décalée par rapport au motif annoncé lors du premier appel.


Le praticien construit ensuite un plan de ciblage : quels souvenirs traiter, dans quel ordre, avec quel niveau de préparation préalable. Ce plan reste évolutif, mais il donne un cap qui protège de l'improvisation. Une formation certifiée Qualiopi consacre plusieurs modules à cette étape parce qu'elle conditionne la sécurité de tout le reste du parcours.


Les signaux qui imposent la prudence


Certains éléments appellent un temps de préparation allongé, voire une orientation vers un cadre médical : dissociation marquée, consommations actives, situation de vie encore dangereuse, suivi psychiatrique en cours sans coordination possible. Savoir différer un retraitement est une compétence à part entière, au même titre que savoir le conduire. Le praticien qui l'ignore fragilise les personnes qu'il croit aider.


Stabiliser : la phase qui conditionne tout


La stabilisation installe les moyens dont la personne disposera pour traverser les séances suivantes. Elle passe par des ancrages corporels, des lieux de sécurité mentalisés, un travail sur la régulation émotionnelle et une clarification du cadre thérapeutique. Cette phase paraît lente à beaucoup de stagiaires, mais elle détermine la solidité de tout le processus.


Sur un trauma complexe, la stabilisation peut occuper la majorité du suivi. Il n'y a rien d'anormal à cela : reconstruire une capacité d'auto-apaisement chez une personne qui n'en a jamais disposé constitue déjà un résultat clinique majeur. Le praticien apprend à valoriser cette étape auprès de la personne accompagnée plutôt qu'à la présenter comme un préalable technique.


Les outils mobilisés ici recoupent largement ceux enseignés dans notre formation praticien en thérapie brève et dans le parcours d'hypnose. La transe légère, le recadrage et le travail sur les ressources internes s'articulent naturellement avec la préparation EMDR, ce qui explique que de nombreux stagiaires combinent les deux approches.


Conduire le retraitement sans forcer


Le retraitement proprement dit demande une présence particulière : soutenue mais discrète, attentive sans être intrusive. Le praticien relance brièvement, laisse venir, et évite tout commentaire qui orienterait le contenu. Chaque intervention superflue réoriente le processus vers le thérapeute plutôt que vers la personne.


La fin de séance obéit à une règle non négociable : on ne laisse jamais repartir une personne avec un matériel ouvert. Une procédure de fermeture, un retour au lieu sécure, une reprise du contact avec le présent et un point sur les jours à venir referment le travail. Cette discipline de clôture distingue immédiatement un praticien formé d'un praticien improvisé.


L'intersession, part invisible du travail


Le retraitement se poursuit souvent entre deux rendez-vous, sous forme de rêves, de souvenirs qui remontent ou d'un apaisement progressif. Le praticien prépare la personne à ces phénomènes et lui donne un cadre pour les noter. Ce suivi entre les séances fait partie du protocole, pas de son décor.


Se former à l'EMDR 100 % en ligne


La formation à distance a longtemps souffert d'une réputation d'apprentissage passif. Le dispositif retenu par AFPRA prend le contre-pied de ce modèle : les apports théoriques sont travaillés en e-learning, et le temps synchrone en classe virtuelle est réservé à la pratique, aux mises en situation et aux retours du formateur. Les groupes sont limités à huit stagiaires au maximum, ce qui garantit à chacun un temps de parole réel.


Ce format présente un avantage souvent sous-estimé pour le psychotraumatisme : la pratique se déroule dans le décor où beaucoup exerceront ensuite, puisque la consultation à distance s'est largement installée. Apprendre à repérer une dissociation naissante à travers un écran, à sécuriser une fin de séance sans présence physique, à gérer une coupure technique en plein retraitement, cela s'apprend en le faisant.


Ce que la certification Qualiopi engage


La certification Qualiopi atteste de la qualité du processus de formation : analyse du besoin, objectifs pédagogiques explicites, adaptation aux stagiaires, évaluation des acquis et traitement des retours. Elle ne certifie pas une méthode thérapeutique mais l'organisation qui la transmet. Pour un professionnel qui investit du temps dans son parcours, ce repère reste l'un des rares vérifiables objectivement.


Elle conditionne également l'accès à la plupart des dispositifs de financement, ce qui la rend doublement structurante. Les stagiaires qui découvrent le catalogue de formations AFPRA y trouvent l'ensemble des parcours concernés par cette certification.


Comparer les parcours AFPRA


L'EMDR n'est pas toujours la première formation à suivre. Selon l'expérience déjà acquise et le public accompagné, un autre parcours peut constituer une base plus solide. Le tableau ci-dessous situe les principales options les unes par rapport aux autres.


Parcours

Profil concerné

Apport principal

EMDR

Accompagnants expérimentés

Retraiter la mémoire traumatique

Thérapie brève

Praticiens orientés objectif

Lever un blocage circonscrit

Relation d'aide

Débutants en accompagnement

Poser une écoute structurée

Psychopraticien

Projet d'exercice complet

Construire un cadre clinique

Hypnose

Praticiens déjà installés

Mobiliser les ressources internes


Les professionnels qui n'ont pas encore de socle en entretien clinique gagnent souvent à commencer par le parcours praticien en relation d'aide. Ceux qui visent une pratique installée et complète s'orientent plutôt vers le cursus psychopraticien, dont la psychopathologie et le cadre thérapeutique constituent des piliers.


Enfin, la formation hypnose en ligne complète efficacement l'EMDR pour tout ce qui relève de la préparation et de la régulation. Ces parcours ne s'opposent pas : ils se combinent selon le rythme et le projet de chacun.


Supervision, déontologie et limites


Aucune formation, si complète soit-elle, ne dispense de supervision. Le travail sur le psychotraumatisme expose le praticien à des récits lourds et mobilise ses propres zones sensibles. La supervision offre un espace où déposer ces effets, examiner le contre-transfert et remettre en question des choix cliniques. Elle constitue une obligation professionnelle autant qu'une protection.


Le code de déontologie encadre par ailleurs des points concrets : information claire sur la méthode, consentement, confidentialité, absence de promesse de guérison, orientation vers un médecin quand la situation le requiert. Le praticien en EMDR travaille en complémentarité du soin médical et ne s'y substitue jamais.


Reconnaître ses limites d'intervention


Un praticien compétent sait dire qu'une situation dépasse son champ. Cette lucidité se construit en formation, par l'analyse de cas où le retraitement n'était pas indiqué. Elle demande de renoncer à l'idée qu'un bon professionnel accompagne tout le monde, ce qui suppose une solidité personnelle réelle plus qu'un supplément de technique.


Financer son parcours de formation


Plusieurs voies de financement existent selon le statut professionnel. Les travailleurs indépendants relevant des professions libérales sollicitent généralement le FIF-PL, les salariés passent par leur OPCO ou par leur employeur, les personnes en recherche d'emploi se rapprochent de France Travail. Un financement sur fonds personnels reste possible et peut être organisé de manière échelonnée.


Ces démarches demandent de l'anticipation, car les délais d'instruction varient selon les organismes. L'équipe AFPRA accompagne la constitution du dossier et fournit les pièces attendues, notamment celles liées à la certification Qualiopi. Devis et financement personnalisé sur demande, en fonction du parcours retenu et de la situation de chacun.


Témoignage d'une praticienne


« J'accompagnais depuis six ans en relation d'aide quand j'ai commencé à recevoir des personnes dont l'histoire comportait des violences anciennes. Je sentais que mon écoute ne suffisait plus, sans savoir quoi faire d'autre. La formation EMDR m'a donné un cadre pour ces situations, et surtout le courage de ralentir. »


« Le groupe réduit a beaucoup compté. Nous étions sept, chacun a pu conduire des séances complètes et se faire reprendre en direct. Ce que je croyais maîtriser, la fermeture de séance notamment, s'est révélé beaucoup plus exigeant que prévu. Un an après, je continue en supervision et je ne conçois plus de travailler autrement. » Témoignage anonymisé, praticienne installée depuis 2019.


Questions fréquentes


Faut-il être psychologue pour se former à l'EMDR ?


La formation s'adresse aux professionnels de l'accompagnement disposant déjà d'une pratique d'entretien. Un socle clinique préalable est attendu, qu'il vienne d'un diplôme universitaire ou d'un parcours en relation d'aide. Chaque candidature fait l'objet d'un échange préalable pour vérifier l'adéquation entre le projet et le niveau requis.


Une formation en ligne permet-elle vraiment de pratiquer ?


Oui, à condition que le temps synchrone soit consacré à la pratique. C'est le choix retenu par AFPRA, avec des groupes de huit stagiaires au maximum et des mises en situation supervisées. Les stagiaires conduisent des séances entières et reçoivent un retour immédiat du formateur.


Combien de temps avant de recevoir ses premières personnes ?


Cela dépend de l'expérience antérieure. Un professionnel déjà installé intègre progressivement l'EMDR à sa pratique dès les premiers modules pratiques, en commençant par des situations simples. Un praticien moins expérimenté aura intérêt à consolider d'abord son cadre général avant d'aborder le psychotraumatisme.


L'EMDR convient-elle à toutes les situations ?


Non, et la formation insiste sur ce point. Certaines configurations cliniques appellent une préparation longue ou une orientation vers un cadre médical. L'approche est complémentaire du soin et ne se substitue à aucun suivi médical ou psychiatrique en cours.


Peut-on combiner l'EMDR avec d'autres approches ?


C'est même fréquent. L'hypnose et la thérapie brève apportent des outils utiles à la stabilisation et au travail sur les ressources. De nombreux stagiaires construisent leur parcours en articulant deux ou trois formations sur plusieurs années.


Comment savoir quelle formation choisir en premier ?


En partant de son expérience réelle plutôt que de son intérêt pour une méthode. Un échange avec l'équipe permet de situer son niveau et de définir un ordre de parcours cohérent. Les fiches détaillées de chaque formation sont consultables sur le site.


Conclusion


Accompagner le psychotraumatisme ne se résume pas à appliquer une procédure. Cela demande de savoir évaluer une situation, de préparer longuement quand il le faut, de conduire un retraitement sans l'orienter et de refermer chaque séance avec rigueur. Ces gestes s'acquièrent par la pratique répétée et par le regard d'une supervision régulière.


La formation certifiée Qualiopi proposée par AFPRA, entièrement à distance et volontairement limitée à huit stagiaires, a été conçue pour cela. Pour examiner le contenu du parcours, ses prérequis et ses modalités, vous pouvez consulter la fiche de la formation praticien en EMDR, ou voir toutes les formations Qualiopi d'AFPRA pour comparer les options.


Votre projet mérite un parcours à sa mesure. Consultez le catalogue complet des formations AFPRA et échangez avec l'équipe pour construire votre trajectoire.

 
 
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